Explication de texte – Sonnet XVIII/Baise m’encor

Baise m’encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m’en un de tes plus savoureux,
Donne m’en un de tes plus amoureux :
Je t’en rendrai quatre plus chauds que braise.

Las ! te plains-tu ? Çà, que ce mal j’apaise,
En t’en donnant dix autres doucereux.
Ainsi, mêlant nos baisers tant heureux,
Jouissons-nous l’un de l’autre à notre aise.

Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soi et son ami vivra.
Permets m’Amour penser quelque folie :

Toujours suis mal, vivant discrètement,
Et ne me puis donner contentement
Si hors de moi ne fais quelque saillie.

Louise Labé était une poète française du XVIe siècle qui vivait en Lyon de 1520-1566. Lyon était le centre de la culture at des arts en France à cette époque et Labé était bien éduquée et engagée avec les cercles des poètes, écrivains, et les humanistes qui ont pris beaucoup d’influence de l’écrivain Maurice Scève.  Labé est célébrée comme une des peu des femmes qui ont reçu beaucoup  de crédit pour ses œuvres et elle est vu comme une féministe de l’époque parce qu’elle a exhorté que plus des femmes écrivent, mais elle est aussi critiquée parce qu’elle était accusée de publier œuvres qui n’étaient pas écrits par elle. Même, elle est considérée une des grandes poètes du XVIe siècle et de la Renaissance Française.

« Baise m’encor » est un sonnet de Labé trouvé dans la première compilation de ses œuvres en 1555. Parce qu’il est un sonnet, il y a quatorze lignes et chaque ligne a dix syllabes. Le schéma rimique est « ABBA » dans les première deux strophes et les deux dernières sont « AAB, CCB » avec les rimes à la fin de chaque ligne. Quand on lit le poème, il sonne comme une chanson. Il y a les rimes plates, mais aussi il y a une répétition (« baise […] rebaise […], baise […] » (ligne 1), « donne m’en un de tes plus… » (lignes 2 et 3)) qui crée une rythme pour le poème. Donc, on peut voir que la structure de Pétrarque dans les lignes et la syllabation et sa structure est importante pour le rythme et la sonne de la pièce.

Le poème est aussi plein des mots qui évoquent le thème du poème qui est la passion et l’amour de la narratrice. Spécifiquement, elle utilise délibérément les doubles ententes pour écrire quelque chose qui peut-être sexuelle sans le disant directement. Premièrement, on voit la double entente dans la première ligne avec le mot « baise » qui a plusieurs signifiances. Dans un contexte moderne, le mot est vulgaire et sexuelle quand il est utilisé comme un verbe, mais jusqu’à le XIIe ou XIIIe, le mot signifiait « embrasser », et on peut dire qu’elle utilise le mot avec les deux signifiances délibérément pour crée la double entente. On peut voir un cas similaire avec l’utilisation du mot « jouissons (ligne 8)» qui aussi a une signifiance innocent et sexuelle au même temps. Avec toute la structure, les rimes, le rythme qui est similaire à celle d’une belle chanson, et les petites doubles ententes, Labé évoquait bien les émotions et les idées de la passion et l’amour de deux amants dans la forme d’un sonnet.

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