Culture / Culture, Médias / Media, MJ2019, Spectacles / Entertainment

Truffaut et Godard : le sexe, les mensonges et le cinéma

21 Mar , 2019  

En 1949, les futurs grands réalisateurs et fondateurs du mouvement de film français La Nouvelle Vague se sont connus. François Truffaut et Jean-Luc Godard ont eus une amitié légendaire, qui encouragerait les deux cinéastes dans leur quête unique à l’époque de la création d’un cinéma plus réel, qui pourrait, par la représentation de la vie quotidienne, attirer au spectateur intimement, rejetant ainsi l’ancien style artistique du cinéma français. L’amitié serait plus tard tombée en panne avec la chute de La Nouvelle Vague et même Mai 68, les deux divergeant sur ce que devraient être les films—Truffaut dans ses élégants mondes oniriques dramatisait le drame domestique d’une manière charmante et compréhensible ; Godard, à travers la description de la vérité laide, cherchait à se libérer de la dure réalité dans laquelle il se trouvait. Cette panne s’est enregistré dans deux lettres, écrites en mai-juin 1973.

« Probablement personne ne te traitera de menteur, aussi je le fais, » a écrit Godard à Truffaut en concernant le film dernier de Truffaut, La nuit américaine. Dans ce film, il s’agit de la production des films eux-mêmes et le drame et les scandales entre les acteurs, actrices, et réalisateur que s’est passé en coulisse. Mais Godard a trouvé le film en faux représentation de réalisation cinématographique : « [m]enteur, car le plan de toi et de Jacqueline Bisset (actrice dans La nuit américaine) l’autre soir chez Francis (une restaurant) n’est pas dans ton film, et on se demande pourquoi le metteur en scène est le seul à ne pas baiser dans La nuit américaine. » Godard à l’époque était passé à faire des films politiques à cause de Mai 68, où lui et Truffaut avaient lutté ensemble pour annuler Le Festival de Cannes en cette période de troubles sociaux. Mais après le succès de cette campagne, Truffaut est retourné à tourner des films touchante qu’il a toujours faits, alors que Godard a porté son attention à l’intérêt politique entièrement.

Truffaut répondit à la lettre de Godard avec de la colère, pas d’abord contre les sujets des récents films de lui, mais plutôt contre son « comportement de merde » des années récentes. Il a simplement appelé « le moment venu de te dire, longuement, que selon moi tu te conduis comme une merde. » Il a parlé de Godard comme « sur un socle, » ne pas descendre que pour ridiculiser les autres : « [C]e que je trouve lamentable de ta part, c’est d’aller, encore aujourd’hui, voir des films comme [La nuit américaine], des films dont tu connais d’avance le contenu qui ne correspond ni à ton idée du cinéma ni à ton idée de la vie. » Entre piques il a aussi montré son admiration pour le travail passé de son ami, tout en critiquant la prétendue vérité de ses films récents, en disant qu’ils profitaient de l’exploitation des gens opprimés, les gens qu’il voulait apparemment aider.

Les deux amis ne se sont jamais parlé encore. Truffaut a fini sa lettre comme a Godard : « si tu veux en parler, d’accord. » Mais qu’ils ne se sont jamais parlé encore est pour qu’ils eussent refusé d’accepter que leurs visions de réalité tous les deux n’étaient pas complètes. Tous les deux ils restaient toujours sur leurs socles, faisant les films muets, c’est-à-dire les films sans dialogue, c’est-à-dire les films avec les mondes d’un seul homme et sa seule réalité.

Sources :

(Lettres) https://cinemadanslalune.net/?p=83

(Un film documentaire sur les deux réalisateurs) https://www.vudu.com/content/movies/details/Two-In-The-Wave/314467

https://www.criterion.com/current/posts/3661-godard-vs-truffaut

 

By


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Privacy Statement