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Curation 3: Tout ce qu’il me reste de la révolution

15 Apr , 2019  

Tout ce qu’il me reste de la révolution, un film réalisé, écrit et joué au rôle principal par Judith Davis, est un film qui pose cette ancienne question, celle de ce que l’on peut faire pendant la vie. Une citation de Dostoevsky prise de « Les Frères Karamazov » a apparu avant le début du film : « J’aime, me disait-il, l’humanité, mais, à ma grande surprise, plus j’aime l’humanité en général, moins j’aime les gens en particulier, comme individus. » Cette citation est au cœur du conflit du personnage principal, Angèle : urbaniste née de deux soixante-huitards dont le mariage a failli à cause du révolutionnarisme de son père ; le revirement apparent de sa mère.

Après qu’Angèle est mise à la porte par ses patrons pour des raisons financières et en colère avec eux pour avoir perdu l’esprit révolutionnaire de leurs enfances, elle et sa sculptrice copine Léonor se mettent entièrement à la vie politique : démontrant drôlement dans la rue dans l’espoir d’aider les gens qui travaillent aux boulots dégradants, dessinant les majeurs sur les fenêtres des banques, et recrutant les gens pour leur organisation créée pour changer le monde. Mais rapidement elle avait des problèmes avec ce moyen de vivre. Sa sœur Noutka, avec un businessman comme mari, a abandonné les idées politiques pour celles plus réalistes. Le groupe formé pour changer le monde n’était d’accord sur rien. Convaincue de ses convictions, elle a rejeté un instituteur qui lui a dit que sa façon de penser de la vie est comme l’étude de la physique : elle ne se rend pas compte de la friction. Dans le déni, elle a décidé d’aller voir sa mère pour la première fois depuis longtemps, chez elle à la campagne. Là-bas, avec sa sœur, son mari, et Léonor, elle trouve que sa mère n’a pas abandonné les idéaux révolutionnaires pour la vie simple, mais elle a abandonné sa famille et la vie urbaine parce qu’elle avait senti vaincue beaucoup comme Angèle elle-même. Le film se finit avec le mari de Noutka critiquant l’art de Léonor pendant leur dîner, faisant tous se disputent sur leur choix dans la vie. Le mot final viens de la mère d’Angèle, qui répond à la question de Noutka « Comment sommes-nous tombés si loin ? » avec « Je ne sais pas… Je ne sais pas ».

Ce film est basé sur une pièce du collectif fondé par Judith Davis L’Avantage du doute, qui s’appelle « Tout ce qui nous reste de la révolution, c’est Simon », appelée ainsi parce que son père soixante-huitard, Simon. Ce collectif a écrit et joué cette pièce, ainsi que le film. Judith Davis joue elle-même dans le film, comme dit le site web pour le collectif, appelant Angèle « son double de cinéma ». Pendant l’écriture de la pièce, Mai 68 apparaît souvent comme « un repère commun, un chemin pour questionner le rapport de l’intime et du social, de la politique et de la famille, de l’art et de la vie en société aujourd’hui. » Mai 68, la cime de la politique en France du vingtième siècle, est une histoire de perte de colère politique. Les étudiants français, simplement ramassant pour parler de leurs espoirs pour l’avenir politique de la France, ont été arrêtés par la police. Après quoi, les étudiants et les travailleurs ont fait des grèves générales et même des démonstrations violentes. Le gouvernement finit par céder ces points à cause du chaos et la détermination des gens, appelant pour une élection. Mais, les Gaullistes, au pouvoir pendant Mai 68, ont été réélu avec de plus soutien qu’avant. Cette perte est ce que Marguerite Duras dit dans cette citation trouvée sur le site web pour L’Avantage du doute, « Pour beaucoup de gens la véritable perte du sens politique c’est de rejoindre une formation de parti, subir sa règle, sa loi (…). Je ne sais pas ce que vous en pensez. Pour moi la perte politique c’est avant tout la perte de soi, la perte de sa colère autant que celle de sa douceur, la perte de sa haine, de sa faculté de haine, autant que celle de sa faculté d’aimer, la perte de son imprudence autant que celle de sa modération, la perte d’un excès autant que celle d’une mesure, la perte de la folie, de sa naïveté, la perte de son courage comme celle de sa lâcheté, autant que celle de son épouvante devant toute chose autant que celle de sa confiance, la perte de ses pleurs comme celle de sa joie. Voilà ce que je pense moi. » Tout ce qu’il me reste de la révolution trouve la solution à ce problème de perte de colère politique dans la famille. Il montre bien que l’on ne peut pas se soucier pour tout le monde, mais on peut bien soigner pour son père, sa mère, sa sœur et son amant. Il montre que l’amour est fait nécessairement entre les gens, pas dans des idées. Il trouve la solution pour la perte de colère dans le calme, la perte de haine dans l’amour.

 

http://www.bibebook.com/files/ebook/libre/V2/dostoievski_fiodor_-_les_freres_karamazov.pdf

 

http://lavantagedudoute.com/spectacles/1/Tout-ce-qui-nous-reste-de-la-revolution-cest-Simon

 

https://www.la-croix.com/Culture/Cinema/Tout-quil-reste-revolution-tres-rares-certitudes-2019-02-05-1201000392?from_univers=lacroix

 

https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/%C3%A9v%C3%A9nements_de_mai_1968/131140

 

http://www.lemondepolitique.fr/culture/mai-68

 

https://www.lepoint.fr/societe/mai-68-explique-en-1-minute-25-05-2016-2042038_23.php

 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=266325.html

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