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Mon avenir : Peut-être le sous-titrage

8 May , 2019  

Je suis mis à l’intérêt du sous-titrage depuis que j’ai commencé à regarder les films français l’été dernier. J’étais frappé par la franchise en montrant les rapports entre les personnages ; ils disent toujours ce qu’ils pensent et n’ont jamais peur de mettre eux-mêmes et les spectateurs mal à l’aise avec leurs émotions véritables, quelque chose qui était à l’époque tout-à-fait étranger à moi, n’ayant vu d’avant que les films en anglais. Intrigué de cet aspect, je me suis mis à regarder tous les films français qu’il me permettait, spécialement ceux dans lesquels il s’agit des rapports intimes. Puisque je ne pouvais pas comprendre le français parlé, les sous-titres m’ont permis de regarder ces films et le bon sous-titrage m’a permis de les sentir.

Grâce à l’adroit sous-titrage de Criterion, une compagnie qui remastérise et traduit les films classiques pour les anglophones, il m’était permis de comprendre les désirs et pensées de ceux d’une autre culture, quelques-uns d’entre eux étant parfois plus comme mes propres que ceux montrés dans les films aux États-Unis. Cette bonne qualité du sous-titrage m’était apparent pour la première fois quand j’ai regardé « L’Atalante » de Jean Vigo. Dans ce film, il y a une scène où un colporteur chante une chanson à la jeune femme du film. Les paroles de la chanson ont été traduites et les sous-titres appliqués eux-mêmes de telle façon que j’ais presque oublié que je ne pouvais pas entendre la langue du colporteur : les paroles ont de la rime dans la version anglaise, parfois les mots français étant du même son que ceux d’anglais ; elles retiennent leur style enjoué et drôle ; tout en faisant sens quand même. Cette brillante application et la joie qu’il m’a donné m’ont fait d’envisager de faire du sous-titrage moi-même un jour.

Le sous-titrage est plus important que jamais grâce à la globalisation du monde ; à la fois, la technologie moderne rend le sous-titrage plus possible que d’avant. Beaucoup de gens, comme moi, découvrent pour la première fois des cultures entières auparavant enfermées derrière des barrières linguistiques. Même parmi les pays francophones, la facilité de sous-titrer a permis aux Français de regarder les films Québécois et vice versa, quelque chose parfois impossible sans sous-titres. De plus, avec la popularité du streaming, les gens aux États-Unis qui ne s’intéressent pas dans les classiques maintenant regardent les séries françaises, ceci faisant des industries filmiques comme celui de Belgique beaucoup plus pertinent.

L’accessibilité pour les sourds et les malentendants, déjà une priorité dans le domaine de conception de site web, devient beaucoup plus possible pour les films grâce à la technologie moderne. Le sous-titrage « codé », montrant tous les sons comme musique, ambiance et même le ton de voix permettant aux gens avec ces difficultés enfin de profiter pleinement des œuvres audiovisuelles.

Comme étudiant à VCU, j’ai beaucoup de possibilités pour gagner de l’expérience dans ce domaine. J’espère faire un stage au Festival de Film Français, où je peux travailler avec les cinéastes et apprendre du procès de réalisation. De plus, Peter Kirkpatrick, mon professeur de français le semestre dernier, nous a dit en classe qu’il y a un cours de sous-titrage pour les étudiants du français et qu’ils ont sous-titré un tout film pour leur projet final. Je vais me spécialiser dans le français et l’anglais pour être capable de comprendre des expressions idiomatiques et traduire couramment entre les deux langues. Il y a une forte demande pour travailleurs dans les compagnies de sous-titrage, qui travaillent sur films indies et festivals de film dans le monde francophone, parce que les anglophones commencent à s’intéresser aux séries et films français. Une de ces compagnies, Babel Sub, en Belgique, aussi cherche les traducteurs entre les langues scandinaves et le français aussi que l’anglais et le français. Je m’intéresse beaucoup aussi dans les langues scandinaves, alors, j’espère de peut-être faire un stage là-bas après mes études.

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